Perdu face aux termes comme gréement voilier, gréement dormant ou courant dès que vous montez sur un bateau ? C’est normal ! Cet article décompose tout ce que vous devez savoir sur les éléments clés du gréement, les voiles principales, et comment les distinguer sans se prendre la tête. Vous découvrirez même les astuces pour reconnaître un Sloop d’un Ketch, pourquoi un gréement en tête ou fractionné change tout, et comment entretenir son gréement pour éviter un démâtage surprise… Alors, prêt à décortiquer ce qui fait avancer votre voilier, comme les haubans qui maintiennent le mât ou les drisses pour hisser les voiles ?
Le gréement d’un voilier, c’est quoi au juste ?
Le gréement dormant : le squelette de votre voilier
Le gréement courant : prenez les commandes !
Les voiles : le moteur de votre bateau
Un mât, deux mâts, en tête ou fractionné : les différents types de gréements
L’entretien du gréement : votre voilier mérite une attention de chaque instant
Le gréeur professionnel : l’ange gardien de votre mât
En résumé : ce qu’il faut retenir sur le gréement
Le gréement d’un voilier, c’est quoi au juste ?
Vous montez sur un voilier pour la première fois et ces mots comme “gréement”, “dormant”, “courant” vous donnent l’impression d’être en cours de physique nucléaire ? Pas de panique !
Le gréement, c’est en gros le système qui permet au voilier de bouger et de se diriger. Imaginez-le comme le “moteur” et le “squelette” du bateau. Sans lui, votre coque flotte (enfin, normalement…), mais elle ne part nulle part. C’est lui qui transforme le vent en mouvement, et qui vous permet de choisir votre direction plutôt que de dériver au gré des éléments.
Pour simplifier, on peut le comparer au corps humain : le mât est la colonne vertébrale, les câbles sont les tendons, et les cordages les muscles qui bougent tout ça. Le gréement se divise en deux grandes familles qu’on va détailler : le gréement dormant (la structure fixe) et le gréement courant (les éléments qu’on manipule soi-même pour régler les voiles). Vous voyez déjà mieux ? Parfait, on continue !
Et si on creuse un peu, chaque élément a un rôle crucial. Prenez le mât : sans lui, pas de voiles hautes pour capter le vent. Les haubans, eux, agissent comme des “garde-fous” latéraux pour empêcher le mât de plier. Quant aux écoutes, ce sont vos “manettes de précision” pour ajuster les voiles. Comprendre ces bases, c’est comme savoir à quoi servent le volant et les pédales avant de conduire une voiture : indispensable pour ne pas être perdu en mer !

Le gréement dormant : le squelette de votre voilier
Qu’est-ce qui ne bouge (presque) jamais ?
Le gréement dormant est l’ossature du voilier. C’est l’ensemble des câbles et pièces quasi fixes qui maintiennent le mât en place. Même s’il s’appelle « dormant », il peut être ajusté au port pour améliorer la performance. Son rôle ? Rester immobile en mer, mais résister aux énormes tensions exercées par le vent dans les voiles. Une mauvaise tension pourrait ralentir le bateau… ou même casser le mât !
Pour y voir plus clair, jetez un œil au schéma ci-dessous. Vous reconnaîtrez les principaux éléments : mât, haubans, étai, pataras, barres de flèche. Ce sont les « os » du voilier, ceux qui le tiennent droit face à la tempête.
(on affinera plus tard ce schéma très simpliste ;-( )

Les éléments clés du gréement dormant à la loupe
Explorons les pièces qui forment ce système. Chaque élément a un rôle bien précis. Pas de panique : on va simplifier tout ça !
- Le mât : la colonne vertébrale du bateau. Il est en aluminium (souvent), bois lamellé-collé ou composite. Sans lui, pas de voiles… et donc, pas de propulsion !
- L’étai : le câble avant. Il empêche le mât de basculer vers l’arrière. C’est lui qui retient le mât face au vent et sert souvent de support aux voiles d’avant.
- Le pataras : le câble arrière. Son rôle ? Contrer la poussée vers l’avant du mât. Il travaille en équipe avec l’étai pour garder le mât bien droit.
- Les haubans : les câbles latéraux. Ils évitent au mât de pencher sur les côtés. Sans eux, le mât danserait comme un roseau au moindre coup de vent.
- Les barres de flèche : des « écarteurs » sur le mât. Elles repoussent les haubans pour un angle idéal, renforçant la stabilité. Un peu comme des bras tendus pour mieux tenir un objet lourd !
- Les cadènes : les points d’ancrage sur la coque. Ce sont des pièces métalliques solides où viennent se fixer les câbles. Sans elles, tout le système s’effondrerait.
En résumé, le gréement dormant est un équilibre subtil. Trop lâche, le mât plie. Trop tendu, il casse. Les réglages se font sur terre, en ajustant les tensionneurs (comme des clés à cliquet ou des tendeurs mécaniques ou parfois des palans). Une fois en mer, ces éléments restent silencieux mais actifs… prêts à encaisser les bourrasques !
Le gréement courant : prenez les commandes !
Vous vous êtes déjà demandé comment ce fouillis de cordes permet à un voilier de filer sur l’eau ? Le gréement courant, c’est la partie mobile qui vous permet de contrôler les voiles en direct. Appelé aussi « gréement mobile », c’est votre interface avec le vent. Envie de devenir le chef d’orchestre de vos voiles ?
À quoi servent tous ces bouts sur le pont ?
Le gréement courant rassemble les cordages et espars mobiles pour hisser, affaler et ajuster les voiles. Contrairement au gréement dormant (fixe), ces éléments bougent en permanence. Ce sont les « manœuvres actives » qui s’adaptent au vent. Chaque tirage ou relâchement modifie la trajectoire et la puissance du voilier. C’est comme la différence entre les fondations d’une maison (statiques) et les volets, les fenêtres ou les portes (mobiles) qu’on règle selon la météo.
Définition plus officielle du gréement courant :
Le gréement courant comprend les manœuvres que vous ajustez en naviguant . Ces manœuvres permettent de hisser les voiles, d’en modifier la forme et de contrôler l’assiette.
Les manœuvres incontournables
Découvrez les éléments clés à maîtriser pour une navigation fluide :
- Drisses : Déployer (hisser) les voiles à partir du mât. Fabriquées en polyester ou dyneema, elles résistent à de fortes tensions. La drisse de grand-voile supporte jusqu’à 500 kg sur un voilier de 10 mètres. La tension de la drisse influe sur le comportement de la voile. Une drisse tendue aplatit le guindant et réduit le creux par vent fort. La détendre déplace le creux vers l’arrière et accentue la courbure par vent faible.
- Écoutes : Ajuster l’angle des voiles par rapport au vent. Sur un voilier moderne, l’écoute de grand-voile est souvent un palan et les écoutes des voiles d’avant sont reliées à des winchs pour faciliter le réglage et surtout multiplier la force des bras. Un bon réglage peut améliorer la vitesse de 15 %.
Tirez sur l’écoute pour rapprocher la voile du centre du bateau. Relâchez-la pour ouvrir la voile et augmenter la puissance.
Ces petits ajustements contribuent à l’équilibre et à la vitesse. Relâchez l’écoute lors des rafales pour réduire la gîte. Resserrez l’écoute au près pour améliorer le cap et maintenir le cap.
L’écoute de grand-voile contrôle également la torsion, ce qui influe sur l’ouverture du haut de la grand-voile en cas de vent changeant.
- Bôme : Supporter la grand-voile, à manier avec prudence au virement de bord. Adaptée à la taille du bateau, sa longueur varie entre 3 et 5 mètres sur un monocoque de 10 mètres.
- Hale-bas : Maintenir la bôme basse pour aplatir la voile par vent fort. Ce cordage limite le vrillage en navigation au près. Les hale-bas permettent de régler la forme de la grand-voile
Le hale-bas contrôle la partie inférieure de la grand-voile. Il tire le point d’écoute vers l’extrémité de la bôme et ajuste le bord de la voile.
Tendez (bordez) l’écoute de grand-voile pour aplatir le bord d’attaque de la voile par vent fort. Cela réduit la traînée et contribue à la stabilité du bateau. Relâchez (choquez) l’écoute pour arrondir la voile et gagner en puissance par vent faible.
Utilisez le hale-bas avec la drisse pour un meilleur contrôle. L’un ajuste le haut, l’autre le bas.
- Les lignes de ris réduisent la surface de grand voile, de voile d’artimon, voir de trinquette lorsque le vent se renforce.
- Balancine : Soutenir la bôme quand la voile est affalée. Indispensable pour éviter qu’elle ne bascule dans l’eau pendant les manœuvres, ou pire : vous percute le crâne.
| Élément | Sa fonction | Votre action |
|---|---|---|
| Drisses | Faire monter ou descendre les voiles | Monter ou Affaler |
| Écoutes | Positionner les voiles face au vent | Border ou Choquer |
| Hale-bas | Tendre la chute de voile | Aplatir ou Creuser la voile |
| Bosses de ris | Réduire la voile par fraction | Diminuer la surface de voilure |
| Balancine | Soutenir la bôme | Éviter les chutes |
Maîtriser ces éléments, c’est comme apprendre à danser : au début, c’est maladroit, mais avec le temps, chaque mouvement devient fluide. Le gréement courant est votre boîte à outils. Commencez par des conditions calmes, comme le conseillent 80 % des instructeurs : « La patience est au marin ce que le vent est à la voile ». En plus de la praticité et du confort, chaque composant doit avoir sa place stratégique sur le pont pour une manœuvre efficace.
Comment ces lignes fonctionnent ensemble sur l’eau
Une voile équilibrée nécessite plusieurs réglages. Vous obtiendrez un résultat optimal en ajustant simultanément la drisse, l’écoute et le hale-bas.
- Hissez la voile à l’aide de la drisse. Remontez-la en tête de mât. Augmentez la tension par vent fort et diminuez-la par vent faible.
- Ajustez l’écoute pour régler l’angle de la voile. Tendez-la pour réduire la torsion. Relâchez-la pour capter davantage de vent.
- Ajustez le hale-bas pour donner la forme au pied. Tendez-le pour l’aplatir. Relâchez-le pour accentuer les courbes et la propulsion.
Chaque ligne contribue à la réaction de la voile au vent. Leur action combinée offre un meilleur contrôle, une vitesse accrue et une stabilité renforcée.
Il faut de la pratique pour ressentir l’effet de chaque modification. Mais une fois que vous commencez à utiliser ces réglages de manière synchronisée, le réglage des voiles devient beaucoup plus naturel.
Les voiles : le moteur de votre bateau
Comment s’appellent les “ailes” du voilier ?
Envie de savoir comment un voilier avance sans moteur ? Les voiles sont la réponse ! Elles transforment le vent en propulsion, un peu comme un vélo transforme vos coups de pédales en mouvement.
Voici les 3 voiles incontournables sur un voilier de croisière :
- La grand-voile (ou GV) : La star du gréement ! Fixée au mât et à la bôme, elle est utilisée à presque toutes les allures. Sa forme triangulaire rappelle l’aile d’un avion, ce qui n’est pas un hasard : elle profite aussi de la portance pour pousser le bateau. On peut diminuer sa surface en la réduisant vers le bas via un système de ris ou en l’enroulant dans la bôme ou le mat sur certains voiliers.
- Le génois (ou le foc) : Une voile d’avant stratégique. Le génois est grand et chevauche partiellement la GV, tandis que le foc est plus petit et ne recouvre pas le mât. À eux deux, ils capturent le vent pour des allures allant du bon plein au près serré. Ils peuvent être endraillés sur l’étai via une glissière ou des mousquetons ( ce qui nécessite de les changer pour réduire la voilure), ou sur un enrouleur (ce qui permet de réduire la toile en l’enroulant)
- Le spinnaker (ou spi) : La voile colorée qui sort quand le vent vient de l’arrière ! Légère et bombée comme un ballon, elle transforme le vent arrière en accélération. Mais attention : son utilisation demande de l’expérience, surtout pour les manœuvres. Il peut être libre généralement de forme symétrique et nécessitant un tangon (barre rigide qui va depuis le mât jusqu’à un point d’écoute du spi) ou asymétrique avec généralement un point d’écoute fixé à l’avant du bateau; ce dernier permet d’être porté jusqu’à une allure de vent plus latérale.
Et si vous vous retrouvez en mer avec un vent qui force ? La trinquette entre en jeu ! Petite voile d’avant montée sur un étai intérieur, elle résiste aux rafales et stabilise le bateau. Privilégiez-la au génois quand la météo se déchaîne : c’est la solution pour garder le contrôle sans ralentir l’allure.
La trinquette étant souvent fixée bien plus bas que la tête de mât, nécessite souvent des bastaques qui sont des câbles qui partent vers l’arrière pour contrer la force de l’étai de trinquettes et donc pas plier le mat vers l’avant. L’inconvénient c’est que les bastaques se trouvent souvent dans le passage de la bôme et on ne peut les tendre que d’un coté ou l’autre (toujours “au vent”) ce qui engendre des manœuvres supplémentaires à chaque virement de bord.

En résumé, chaque voile a sa spécialité : la GV pour la puissance, le génois/foc pour la polyvalence, le spi pour la vitesse, et la trinquette pour la sécurité. Saviez-vous que sur 100 bateaux de croisière, 95 utilisent ces voiles chaque jour ? C’est dire leur importance !
Prochaine étape ? Découvrir comment ces voiles interagissent avec le gréement pour des allures variées.
Spoiler : le vent apparent joue un rôle crucial… mais on en reparle plus en détail ailleurs !

Un mât, deux mâts, en tête ou fractionné : les différents types de gréements
Combien de mâts sur votre voilier ?
Vous vous demandez peut-être : est-ce que si les voiliers ont tous le même type de gréement ? qu’il ait un, deux ou même trois mâts ? En réalité, les configurations courantes modernes se résument à quatre grands types.
Le Sloop : le plus répandu. Un seul mât, une grand-voile à l’arrière, un seul foc à l’avant. Simple, efficace, polyvalent – c’est le voilier qu’on imagine quand on pense à la voile moderne.
Le Cotre : lui aussi a un seul mât, mais il peut porter deux voiles d’avant en même temps (foc + trinquette par exemple). Plus de voiles, plus de réglages possibles, mais aussi un peu plus de complexité.
Le Ketch et le Yawl : des voiliers à deux mâts. Le mât principal (grand mât) est à l’avant, le second (artimon) plus petit. La différence ?
- Ketch : l’artimon est devant l’axe du safran
- Yawl : l’artimon est derrière l’axe du safran (surnommé souvent le tape-cul si petit)
Les voiliers type goélette sont simplement que le mât avant est de taille plus petite ou identique au mat arrière; la configuration des voiles peut alors être multiples.
On pourrait aussi rajouter les gréements de type Jonque à un ou plusieurs mâts, dont les voiles sont plutôt de type rectangulaire s’appuyant en partie sur le mat et pouvant même être gonflables aujourd’hui.
Gréement en tête ou fractionné : qu’est-ce que ça change ?
Voici un détail technique qui fait toute la différence pour la performance. Tout part du point où est fixé l’étai – ce câble qui maintient le mât vers l’avant.
Gréement en tête : l’étai est fixé en haut du mât. Résultat ? Une voile d’avant grande, idéale pour capter le moindre souffle de vent. Simple et robuste, mais peu de possibilités de réglage fin.
Gréement fractionné : l’étai est fixé un peu plus bas (souvent aux 7/8 ou 9/10 de la hauteur). Cette configuration permet de cintrer le mât grâce au pataras. Quel intérêt ?
- Vous aplatissez la grand-voile en vent fort pour réduire la gîte
- Vous maximisez la puissance en vent léger en relâchant la tension
- Vous gagnez en précision pour les réglages en régate ou en navigation exigeante
En résumé : le gréement en tête, c’est la simplicité et la puissance brute. Le gréement fractionné, c’est l’art du réglage pour optimiser la voilure selon les conditions.

L’entretien du gréement : votre voilier mérite une attention de chaque instant
Pourquoi il faut “chouchouter” son gréement ?
Le gréement subit des contraintes énormes : tension permanente, sel, UV et frottements. C’est comme si votre bateau faisait des pompes sous le soleil toute la journée !
Une rupture peut causer un démâtage en mer. Mieux vaut passer 20 minutes à vérifier ses haubans qu’à sauver son mât par 2 mètres de fond ! Et contrairement à votre vélo, vous ne pouvez pas vous garer sur le bas-côté de la route en pleine mer…
Avec quelques gestes simples, vous assurez votre sécurité et faites durer votre matériel. D’ailleurs, un bon entretien améliore aussi vos performances à la voile. C’est comme entretenir son vélo : ça roule mieux quand c’est bien réglé ! Votre voilier peut même gagner en stabilité et en vitesse.
Les points de contrôle essentiels pour le débutant
Voici votre checklist rapide avant de partir :
- Inspection visuelle des câbles : Cherchez les fils cassés sur les étais et haubans, surtout près des points d’attache. Passez un doigt pour sentir les éventuelles irrégularités
- Vérification des goupilles : Contrôlez que les axes de sécurité sont bien en place avec leur fil de blocage. Un simple coup d’œil peut éviter bien des soucis
- État des cordages : Vérifiez si vos drisses et écoutes ne sont pas “raguées” aux endroits de frottement comme les poulies ou les taquets
- Rinçage à l’eau douce : Un rinçage élimine le sel, cet ennemi invisible qui ronge l’acier inoxydable. Passez un peu plus de temps sur les points d’attache métalliques
Ces vérifications prennent 10 minutes mais évitent bien des soucis. Un gréement propre, c’est comme un vélo bien graissé : ça glisse mieux dans le vent. Et contrairement à votre vélo, votre voilier est exposé en permanence aux éléments.
Pour les plus attentifs : marquez les points suspects d’une ficelle rouge. Comme ça, vous ne les oubliez pas entre le café et le départ à la voile. Et si vous voyez un fil cassé sur un câble, remplacez-le maintenant !
Le gréeur professionnel : l’ange gardien de votre mât
C’est quoi un gréeur et à quoi ça sert ?
Le gréeur est le médecin du mât. Il s’occupe de tout ce qui maintient votre voilier debout et efficace sur l’eau. Gréement dormant (pièces fixes) ou gréement courant (éléments mobiles), ce pro vérifie, répare et optimise chaque détail. Son boulot ? Vous éviter de finir à la baille à cause d’un câble fatigué.
Vous voyez ces fils métalliques autour du mât ? Les haubans, étais et pataras ? Le gréeur les examine comme un dentiste inspecte une carie. Il sait qu’un millimètre de corrodé peut casser net un mât de plusieurs mètres. Et quand vous naviguez, ce genre de panne, c’est pas juste un problème technique, c’est une question de vie ou de mort.
Quand faut-il absolument l’appeler ?
Votre gréement, c’est comme un pneu de voiture. Tant qu’il tourne, on y pense pas. Mais quand il lâche… catastrophe. Voici les 3 situations où décrocher son téléphone est vital :
- Pour un contrôle complet : Même si tout semble nickel, les pros conseillent un check-up tous les 5 à 10 ans. Un mât qui a fait 30 000 milles, c’est un marathonien fatigué : il faut vérifier l’ossature.
- Après un incident : Talonné violemment, pris dans une tempête ou remarqué un bruit suspect ? Le gréeur détecte les micro-fissures invisibles. Un câble qui se relâche, c’est un appel à l’assurance en préparation.
- Lors d’un achat d’occasion : Avant de signer, faites expertiser le gréement. C’est comme vérifier le moteur d’une voiture. Un mât pourri, c’est 10 000 € de frais imprévus.
L’image ci-dessous montre l’importance de ces contrôles :

En résumé : ce qu’il faut retenir sur le gréement
Alors, ce n’était pas si compliqué, si ? Retenez ces 4 points essentiels.
- Gréement dormant : mât, haubans, étais et pataras forment la structure fixe qui maintient le mât. Sans eux, impossible de naviguer !
- Gréement courant : drisses, écoutes et hale-bas sont les cordages mobiles pour régler les voiles. C’est grâce à eux que vous contrôlez le vent dans les voiles.
- Voiles : grand-voile, génois et spinnaker convertissent le vent en propulsion. Une voile bien tendue (réglée) = une meilleure vitesse !
- Un gréeur expert inspecte régulièrement chaque élément. Un hauban fatigué peut provoquer un démâtage… pas pratique en mer !
Vous maîtrisez maintenant les bases du gréement. Besoin d’un schéma ?

À vous de tester en mer : un contrôle régulier du gréement, c’est la garantie de rentrer sans encombre !
Alors, ce n’était pas si compliqué, si ?
- Le gréement dormant est le squelette qui maintient le mât, le gréement courant les muscles pour régler les voiles (drisses, écoutes).
- Les voiles transforment le vent en propulsion.
- Un entretien régulier et un gréeur pro garantissent votre sécurité.
À vous de jouer sur l’eau !
FAQ
Qu’est-ce que le gréement d’un voilier ?
Le gréement, c’est l’ensemble des éléments qui permettent à un voilier de capter la force du vent et de se déplacer. En gros, c’est son “moteur” et son “squelette” en même temps ! Le mât est la colonne vertébrale, les câbles sont les tendons, et les cordages les muscles. Sans gréement, votre bateau ne serait qu’une coque bien sage, incapable de prendre le large. Simple, non ?
Quels sont les types de gréement ?
Il existe plusieurs configurations de gréement, mais les plus courantes sont :
– Le Sloop : Un mât, une grand-voile et un foc ou génois. C’est le plus répandu.
– Le Cotre : Un seul mât, mais plusieurs voiles d’avant (foc + trinquette).
– Le Ketch : Deux mâts, le second (l’artimon) est devant le safran.
– La Yawl : Similaire au Ketch, mais l’artimon est derrière le safran.
Ces types appartiennent tous au gréement bermudien, le plus utilisé aujourd’hui.
Quel est le contraire de lofer ?
Lofer, c’est quand vous remontez vers le vent, en serrant le vent au maximum.
L’opposé ? C’est abattre ! Vous éloignez le bateau du vent, en pointant le nez vers la direction opposée. Comme un chat qui fuit un bain, quoi.
Pour schématiser :
lofer = se rapprocher du vent, jusqu’au virement de bord : aller de l’autre coté du lit du vent en passant face au vent.
abattre = s’en éloigner. Pratique les allures portantes, jusqu’à l’empannage : aller de l’autre coté du vent en passant en vent arrière pur, dos au vent.
Qu’est-ce que le gréement dormant sur un voilier ?
Le gréement dormant, c’est la structure fixe qui maintient le mât bien droit. On l’appelle “dormant” car il ne bouge presque pas en navigation, mais il est crucial : sans lui, votre mât serait aussi stable qu’un piquet dans du sable ! Il inclut les haubans (câbles latéraux), l’étai (devant) et le pataras (derrière), sans oublier les barres de flèche qui renforcent la rigidité.
En résumé : Le gréement dormant c’est l’échafaudage solide de votre voilier.
Que font les gréeurs sur un bateau ?
Les gréeurs, ce sont les pros qui montent, réparent et optimisent le gréement. Leur mission ? S’assurer que chaque câble, chaque mât, chaque voile soit en parfait état. En gros, ils sont l’équivalent d’un garagiste pour votre bateau, sauf que leur atelier, c’est le pont d’un voilier ! Leur rôle est vital pour votre sécurité : un gréement mal réglé, et adieu les vacances tranquilles. Alors, en cas de doute, appelez-en un. Pourquoi ? Parce que le gréeur, c’est la garantie de rentrer au port sans tracas !
Quels sont les 4 types de méthodes de gréement ?
Les 4 types principaux de gréement sont :
– Le Sloop : Un mât, une grand-voile, un foc. Simple et efficace.
– Le Cotre : Un mât, mais deux voiles d’avant (foc + trinquette).
– Le Ketch : Deux mâts, l’artimon (mât arrière) devant le safran.
– Le Yawl : Deux mâts, mais l’artimon est derrière le safran.
– les goélettes : Au moins deux mats, le mât avant à la même taille ou plus petit que le mât derrière.
Ces configurations appartiennent au gréement bermudien, idéal pour les voiliers modernes. À noter aussi les gréements comme l’aurique ou le carré, typiques des voiliers anciens; ainsi que les gréements type jonque dont les voiles souvent rectangulaires sont de chaque cotés du mât.
Qu’est-ce que le cunningham sur un voilier ?
Le cunningham, c’est un système pour ajuster la tension du bord avant (le guindant) de la grand-voile. Pratique quand le vent force : en tirant ce cordage, vous aplatissez la voile pour éviter qu’elle ne se déforme. C’est un peu comme resserrer sa ceinture quand le ventre gonfle… sauf que là, c’est la voile qui se tend ! Sur les voiliers modernes, il est souvent intégré à la bôme ou au mât. En bref : c’est l’allié des jours ventés pour garder le contrôle.
Comment Border (tendre) la voile d’un bateau ?
Pour tendre une voile, tout dépend de son type :
– Pour une voile d’avant (foc, trinquette ou génois) : c’est l’écoute qu’il faut border (la tendre). Plus vous la serrez, plus la voile est “pleine” de vent.
– Pour la grand-voile : on utilise aussi l’écoute, mais en complément du hale-bas pour contrôler son creux. En gros, c’est un équilibre à trouver : trop lâche, la voile claque et perd de la puissance. Trop tendue, elle devient rigide et moins efficace.
L’idéal ? Une voile bien “gonflée”, ni floconneuse ni raide comme un balai. Et si vous doutez, un peu de bon sens, un coup d’œil au vent et à la direction du bateau vous guideront !
































